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Après l’annonce la semaine dernière de l’attribution par le Conseil Régional d’une subvention de 300.000 € au département de l’Essonne pour développer les centres d’avortement, voici la mise en place en Ile-de-France du « Pass contraception » dans les établissements scolaires du 2nd degré. Luc Chatel, ministre de l’Education Nationale, naguère si opposé à cette initiative de Ségolène Royal, était présent aux côtés de Jean-Paul Huchon pour le lancement de cette si belle opération.
Une fois de plus, sous le couvert d’une respectable intention de protéger les jeunes, l’Etat porte un mauvais coup à l’autorité parentale. Les adolescentes pourront en effet, par le biais de l’institution scolaire, accéder à la contraception sans l’accord de leurs parents. Pourtant, au regard de la loi, ceux-ci sont responsables de leurs enfants mineurs. Qu’on ne vienne pas ensuite se plaindre de la démission des parents…Le MPF 91 dénonce cette nouvelle attaque portée contre la famille par l’institution même qui devrait la protéger.
L’institution scolaire ne se contente donc pas d’éduquer les adolescents qui lui sont confiés : elle endosse une responsabilité qui ne lui appartient pas, et facilitera ainsi à ces jeunes filles l’accès à des pratiques qui engagent profondément leur santé et leur vie. Est-il prévu un enseignement sur les risques qu’induisent une liberté sexuelle et une contraception précoces ?
La liberté sexuelle revendiquée par certains pour les adolescents –voire même les jeunes adolescents – a conduit, en dépit d’une information omniprésente dans les médias, à une augmentation préoccupante du nombre d’avortements dans cette population, accompagnée d’une consternante baisse de l’âge des adolescentes concernées. Ce sont là les effets pervers du système, et l’on sait depuis longtemps la vanité de cette politique. Les intentions louables resteront au mieux un vœu pieux, au pire une grande hypocrisie. Il n’est que de regarder les chiffres de l’avortement après tant d’années d’ « éducation » et de libéralisation. Les files d’attente augmentent devant les centres, au point qu’il faut de nouvelles subventions… Le MPF 91 dénonce cet aveuglement travesti en promotion de la liberté.
Face aux sommes dépensées ainsi pour cette culture de mort, on cherche en vain les lignes de crédits, les subventions, les ouvertures dédiées à aider les jeunes mères en difficulté, désireuses de garder leur bébé. Il y a un manque criant de structures d’accueil, de soutien psychologique, de réinsertion. Rien pour ces mères courageuses qui font, ou voudraient faire, le choix de la vie. Cette politique-là est pourtant non seulement faisable, mais réaliste et porteuse d’espérance. C’est un investissement pour l’avenir. La Vendée de Philippe de Villiers en est un exemple éloquent. Sous la pression des bien-pensants, que devient pour la (jeune) femme le droit à donner la vie ? Le MPF 91 demande que soit consacré à l’accueil de la vie le même budget que celui donné à la culture de mort. Ainsi sera respecté le droit de la femme à un libre choix.
Dernier paradoxe : la loi Weil prévoyait des mesures pour accompagner les femmes souhaitant garder leur bébé. Mais cette loi n’a jamais été appliquée, et ces dispositions ont été annulées dans la loi suivante. Partant, il en faut toujours plus. Résultat : 200 000 avortements par an en France. C’est curieusement le chiffre de l’immigration légale, présentée comme une chance pour notre pays en manque d’hommes. Il nous faut donc faire venir des étrangers pour remplacer les futurs adultes que nous avons supprimés.
Le MPF Essonne dénonce cette politique démagogique, fallacieuse, et ruineuse pour notre pays.
Il demande à la région Ile-de-France, et au département de l’Essonne de s’engager, comme Philippe de Villiers a su le faire en Vendée, sur la voie d’une politique de bon sens, de pragmatisme et de générosité.