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Saisi en référé, le tribunal a fixé à 26.500 euros le montant des dommages et intérêts provisionnels devant être acquittés par Hachette Filipacchi.
Cette condamnation intervient à la veille de la décision que doit rendre la chambre de l'instruction de Versailles concernant le renvoi ou non devant une cour d'assises de Guillaume de Villiers, fils du député européen Philippe de Villiers, accusé de viols sur son frère cadet, Laurent.
"Certains organes de presse paraissent se livrer à une surenchère de propos diffamatoires et d'atteinte à la vie privée, profitant manifestement du silence auquel la famille s'est astreinte par pudeur et par respect pour l'institution judiciaire pendant le cours du délibéré", a affirmé dans un communiqué Me Alexandre Varaut, l'avocat de la famille de Villiers.
Dans son jugement, le tribunal a estimé que le contenu de l'article peignant notamment "Philippe de Villiers en pleurs, à genoux devant le tableau d'un ancêtre", "abandonné par son épouse", "sont des éléments d'aggravation de son préjudice alors qu'il n'est aucunement démontré que l'intéressé ait été porté à des confidences au public sur son intimité depuis de très nombreuses années".
Le tribunal a également reconnu l'atteinte à la vie privée de proches de Philippe de Villiers.