Nous sommes tous consternés face au drame qui vient de vivre Marie-Christine Hodeau, la joggeuse enlevée lundi matin dans la forêt de Fontainebleau
dont la gendarmerie a retrouvé le corps hier soir, à Boissy-aux-Cailles, (Seine-et-Marne) sur les indications du meurtrier présumé.
Rappelons que le suspect avait été déjà condamné en 2000 à 11 années de réclusion criminelle pour
séquestration et viol de mineure de 13 ans, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007.
Une fois de plus, nous déplorons que les peines infligées aux criminels ne soient pas assurées intégralement. Cette érosion de la capacité de sanction de la justice contribue à sa
décrédibilisation, processus inacceptable en ces temps où l’insécurité ne fait que croître et où des innocents le payent de leur vie.
Ce drame pose à nouveau la question de la castration chimique pour les
délinquants sexuels. Cette mesure serait parfaitement souhaitable pour se prémunir de la récidive. Combien faudra-t-il de Marie-Christine Hodeau, et, avant elle, d’Anne-Lorraine Schmidt
sauvagement poignardée dans le métro en 2007 par un récidiviste sexuel et de nombreuses autres victimes pour que la société s’affranchisse des tabous imposés par le politiquement correct sur
cette question. Souhaitons qu’enfin que le débat soit clairement posé pour revenir à une justice ne plaçant plus la victime au même niveau que le délinquant.
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