Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 00:29

christophe-durand-lecc81gislatives-2012-essonne

J’ai 22 ans et je suis étudiant en école de commerce.

 

Spectateur depuis quelques années d’une France de plus en plus déracinée, j’ai décidé de m’impliquer dans la politique et de me présenter aux législatives dans la 5ème circonscription de l’Essonne.

 

http://christophedurand2012.wordpress.com/
Par MPF Essonne
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 09:30

9782226240170

Le Mot de l'éditeur : Les secrets du Puy du Fou

Le Puy du Fou vient de se voir attribué à Orlando (Floride), le plus prestigieux des prix décernés à un parc de loisirs, saluant ainsi une œuvre de 32 ans et le travail acharné d’innombrables équipes. Il sera remis à Philippe de Villiers le 17 mars 2012 à Los Angeles. Chaque année, le parc repousse les limites du spectacle (1,5 millions de visiteurs/an), au prix de prouesses insoupçonnées. Les chiffres à eux seuls donnent le vertige : 420 oiseaux de 62 espèces différentes, 160 chevaux pour lesquels il faut livrer 600 tonnes de foin par an, qui produisent 1 500 tonnes de fumier (vendu comme engrais pour la culture des champignons de Paris), 500 kilomètres de câbles et 1 200 bénévoles à chaque Cinéscénie... Ce parc est un peu le « bébé » de Philippe de Villiers, qui se donne tous les moyens pour monter les numéros les plus inédits, recourant aux meilleurs spécialistes dans tous les domaines : les compositeurs de musique Nick Glennie-Smith et Carlos Nuñez, le dompteur Thierry Leportier, les dresseurs Carlos Pinto, Lucien Gruss et Mario Luraschi, le cascadeur Michel Carliez, etc. Le premier livre qui relate les secrets et les petites histoires de cette grande et fantastique histoire qu’est le Puy du Fou ! Philippe de Villiers est l'un des hommes politiques français les plus atypiques. Fervent « eurosceptique », l’ex-président du conseil général de Vendée et député européen se consacre désormais à son rôle de leader du Mouvement pour la France. Cet énarque est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages à succès dont Les turqueries du Grand Mamamouchi (2005), Les Mosquées de Roissy (2006), Une France qui gagne (2007)…

 

Fiche détaillée : Les secrets du Puy du Fou

Auteur Philippe de Villiers
Editeur Albin Michel
Date de parution 02/05/2012
Collection Documents
ISBN 2226240179
EAN 978-2226240170
Par MPF Essonne
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 21:32

01Q-LS-800.jpgEntretien du Vendée Journal « Les Sables » du 26 avril 2012

Philippe de Villiers, fondateur et scénariste du Puy du Fou, révèle ses ressorts secrets. Pour la première fois depuis son départ du Cons...eil général, l’ancien président de la Vendée prend la parole. Il dévoile au passage le contexte de sa démission. Parce que c’est l’homme du Puy du Fou que les Vendéens étaient venus chercher et que c’est au Puy du Fou qu’il s’en est retourné. Pour peaufiner son grand œuvre.

Pourquoi avez-vous eu envie de créer le Puy du Fou ?
Dans l’aventure du Puy du Fou on retrouve deux urgences intimes. La première se traduit par un hymne à la Vendée. La seconde, par un hymne à la France. Le premier est la cinéscénie. Le second est le Grand Parc.
Quand j’étais enfant, je ressentais le mépris dans lequel étaient tenus la Vendée et les Vendéens par les personnalités officielles. On nous appelait les ventres à choux. Nous étions une sorte de Zambie de l’Hexagone. La DATAR (Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale) nous qualifait de « ruraux profonds ». La Vendée était tout juste un appendice des Deux-Sèvres. Personne n’était capable de la situer sur une carte de France.
Plus grave encore, la Vendée portait une tâche de honte au front : le soulèvement de 1793, contre « la grande libération révolutionnaire ». La Vendée était un non-territoire qui avait choisi le mauvais côté de l’Histoire. Je suis arrivé au Puy du Fou en 4L, avec une idée en tête : réparer l’injustice, relever le drapeau, redonner à la Vendée l’image d’une terre de résistance et de liberté. Je voulais faire en sorte que les Vendéens de 1793 et les Poilus de 1914 ne soient pas morts pour rien.

Pensez-vous y être parvenu ?
Aujourd’hui, tous les Français connaissent la Vendée. Et au-delà, l’acte du Puy du Fou s’est prolongé à travers le Vendée Globe, qui fait flotter le double cœur à travers tous les océans. Puis est venu Alexandre Soljenitsyne, le grand résistant au totalitarisme communiste, qui a achevé de faire connaître la Vendée au Monde. J’ai réveillé le Puy du Fou, qui dormait depuis deux siècles. Le Puy du Fou a réveillé la Vendée, en réunissant les deux bouts de la chaîne : la tradition et la modernité.

Un lieu improbable, une trame historique, une œuvre poétique et artistique, n’aviez-vous pas choisi de fonder le projet du Puy du Fou sur une somme de handicaps ?
Le Puy du Fou ne cherche pas à donner aux gens ce qu’ils aiment. Il leur propose ce qu’ils pourraient aimer. On nous dit qu’ils aiment les manèges et les technologies du futur. Nous, on fait un parc qui est un livre d’histoire à ciel ouvert. On dit que les gens n’aiment pas le verbe, le Puy du Fou, c’est la musique des mots. On dit que les gens n’aiment pas le classique, le Puy du Fou, c’est une symphonie. En réalité, les gens préfèrent entendre battre leur cœur que de sentir remuer leurs tripes. Ils préfèrent l’émotion à la sensation. Nous sommes à contre-courant, mais je me souviens d’une citation de Richelieu : « Il faut gagner la rive comme les rameurs, en lui tournant le dos ».
Je veux souligner une chose capitale. Le succès économique du Puy du Fou est là. Mais ce n’était pas le but. C’est une conséquence. Lors notre trio créatif se réunit –Laurent Albert, Nicolas de Villiers et moi- et toutes nos équipes, nous cherchons à faire du beau. Nous ne cherchons pas ce qui sera un succès.
Ce n’est pas un hasard si notre structure repose sur un fondement associatif, à but non lucratif. Le Puy du Fou entend conserver son indépendance éditoriale. C’est pourquoi, nous ne recevons aucune subvention et qu’il n’y a aucun actionnaire extérieur. Nous ne distribuons aucun dividende. Quant au fondateur scénariste, que je suis depuis 35 ans, il reverse tous ses droits d’auteur au Puy du Fou. Je suis sans doute le bureau d’étude le moins cher au monde, puisque je travaille gratuitement. Ma récompense, ce sont les larmes de nos visiteurs. Et c’est une récompense quotidienne.

Vous avez commencé par le Puy du Fou. Comment est arrivée la politique ?
La culture précède l’économie et la politique. C’est la valeur qui crée la valeur ajoutée. En 1998, je disais aux chefs d’entreprise de Vendée : quand un pays retrouve sa fierté, il devient créateur. J’ai voulu redonner aux Vendéens leur fierté. Aujourd’hui, elle porte des fruits bien au-delà de la culture retrouvée et de ses racines.

Pensez-vous en avoir reçu de la reconnaissance ?
Ceux qui occupent le pouvoir aujourd’hui, les tontons macoutes de l’ère Trivalis, la machette à la main, sont revenus à la case départ. Pour moderniser la Vendée, ils cherchent à la banaliser. C’est la normalisation numérique. Ils pensent que la tâche d’un élu c’est de faire du tri sélectif.
Dans le même temps, je suis inondé de courriers de la population vendéenne, la base, avec des lettres de certains qui me tirent des larmes. Tous disent la même chose : « Vous nous avez rendu notre fierté. Nous n’avons plus honte d’être vendéens, nous en sommes fiers. »
L’histoire assumée de la Vendée a projeté en avant les créateurs et les entrepreneurs en nourrissant le feu des enthousiasmes et des audaces. C’est quand on se réconcilie avec soi-même que l’on grandit. La Vendée s’est retrouvée. Elle redevenue conquérante. La Vendée s’est habituée à vivre avec de grands projets. Elle ne veut plus jouer en Ligue 2.

Est-ce toujours vrai ?
J’ai créé le Puy du Fou quand j’étais étudiant. Puis la Vendée m’a appelé pour présider sa destinée. J’ai dirigé la Vendée comme un entrepreneur, avec des objectifs. Ce furent les Vendéopôles, le Vendéespace, les cédéthèques, le désenclavement…Ce fut aussi l’idée de donner à la Vendée l’image d’un département à événement.
A un moment, j’ai senti derrière moi l’haleine des impatiences, des trahisons et des ambitions ; l’intrigue. Alors, je suis parti.
Je suis reparti vers l’œuvre de ma vie, pour faire du Puy du Fou le numéro un mondial. L’objectif a été atteint plus vite que prévu. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et d’installer le Puy du Fou comme une référence, un modèle à l’épreuve du temps, en conservant l’esprit fondateur mais, surtout, en préservant son âme.

Les Vendéens se posent encore la question : êtes-vous guéri de votre cancer ?
Je suis guéri. J’ai eu un mélanome de la choroïde à l’œil gauche. J’ai été merveilleusement bien soigné à l’Institut Curie, à Paris. J’ai traversé le cancer au galop. Je suis à nouveau sur la rive des bien-portants.
Beaucoup de Vendéens qui s’inquiètent de ma santé ont cru que c’était la raison de mon départ du Conseil général. Il est temps pour moi de leur dire la vérité. J’ai été poussé dehors par mon numéro deux qui a mis à profit mes épreuves et donc mon décrochage psychologique pour m’éliminer.
C’est la raison pour laquelle mon nom est désormais interdit de séjour dans les sphères officielles. Je ne reçois plus aucune invitation du département, alors même que je demeure parlementaire européen. Le fantôme est pourtant là, bien vivant.
On s’acharne sur mes amis, comme Dominique Souchet, l’homme qui a fait venir Alexandre Soljenitsyne en Vendée. Après Dominique Souchet, ce sera le tour de Véronique Besse etc…Mais il sera bien difficile d’éliminer le Puy du Fou. Car le Puy du Fou ne cessera de grandir dans les années qui viennent comme le fleuron symbolique de la Vendée.
Faites le test. Allez à Strasbourg, à Biarritz, à Amsterdam, à Milan. Si vous prononcez le mot de Vendée, on vous dira immédiatement : « Ah oui, le Puy du Fou ! ».
Je dois tout à mon père et à ma mère. J’ai vécu une enfance heureuse en Vendée. Je ne fais que payer ma dette. Ma vie politique n’est qu’un acte de piété filiale.


Propos recueillis par Ludovic Robet
Les Sables – Vendée Journal – 26/04/2012

Par MPF Essonne
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 11:07

Après un mois et demi d'une campagne haletante, Nicolas Sarkozy a présenté ses 32 propositions chiffrées et dévoilé sa « Lettre au peuple français » devant un parterre de journalistes français et internationaux. Coup de projecteur sur un programme libéral-protectionniste, très inspiré par le villiérisme.

Habitués aux « coups » médiatiques du candidat Sarkozy, bon nombre de journalistes présents, ce jeudi 5 avril, dans la salle Equinoxe – faute de place au QG rue de la Convention – pressentaient une surprise, une mesure choc. Une nouvelle proposition au moins. Déception : le candidat a égrené sans plus de détails ses 32 promesses pour une France forte, déjà énoncées au fil de ses déplacements et de ses meetings. Maigre programme donc, présenté sans conviction par un Sarkozy qui ne ressemblait pas au candidat de 2007 dont la force résidait dans cette capacité à surprendre, à inventer, quitte parfois, à dérouter. 
 
Seule et unique « nouveauté » : « A partir du 1er juillet prochain, les retraites seront versées le 1er de chaque mois. » En réalité, la proposition n'a rien d'original puisqu'elle avait déjà été formulée en 2010, à l'occasion de la réforme des retraites

Quant au reste du projet, une partie – soit 7 parmi les plus fortes des 32 propositions – semble directement inspirée du programme 2007 de Philippe de Villiers. A croire que Nicolas Sarkozy affectionne particulièrement les propositions déjà énoncées. Par lui ou par d'autre, après tout, ça n'a pas d'importance.
 
Les deux premières mesures du projet sarkozyste concernent la réforme de l'Etat et des institutions. Annoncé dans le Figaro Magazine avant même l'entrée en campagne du chef de l'Etat, le recours au référendum « quand ce sera nécessaire pour surmonter les blocages » constitue la mesure phare du projet de Nicolas Sarkozy. Phare mais pas originale puisqu'en 2007, De Villiers proposait « l'instauration du référendum d'initiative populaire et la multiplication des référendums sur les grands sujets de société ». 
De même, l'instauration d'une dose de proportionnelle aux élections législatives (10% des députés) figurait déjà dans le programme villiériste. Sauf que le patron du Mouvement pour la France allait plus loin puisqu'il préconisait la mise en place d'un scrutin proportionnel sur un tiers des sièges. 
Avec cette proposition, Nicolas Sarkozy espère surtout séduire François Bayrou. Le candidat centriste qui plaide également pour la proportionnelle pourrait, espère-t-on dans l'entourage de Sarkozy, être sensible à cette réforme qui permettrait aux centristes de constituer un groupe à l'Assemblée nationale et de bénéficier ainsi d'un temps de parole. Sauf qu'avec ses 10 petits pourcents, Nicolas Sarkozy a peu de chance d'éblouir le leader du Modem qui demande de son côté que 100 sièges soient réservés aux formations politiques ayant obtenu plus de 5% des suffrages. 
 
Dans le domaine de l'emploi, le président sortant semble aussi avoir largement pioché dans le programme de l'ex-candidat souverainiste. 
L'allègement des charges patronales, notamment dans l'industrie et l'agriculture, prôné par Sarkozy ressemble fort à « la baisse des charges de 50% pour les PME-PMI » suggérée par de Villiers. De plus, annoncée lors du meeting devant les Jeunes pop', Porte de Versailles, mais absente du projet écrit, l'exonération des charges pour les chefs d'entreprise tant que ces derniers n'ont pas de chiffre d'affaires rappelle la proposition villiériste d'exonérer pendant deux ans de toutes charges sociales les créateurs de petites entreprises. 
 
Quant à l'idée, mise abruptement sur la table par Laurent Wauquiez en mai dernier, de « rendre obligatoire pour les bénéficiaires du RSA d'effectuer 7 heures d'activité d'intérêt général par semaine », elle n'a, elle non plus, rien de neuf. En 2007, De Villiers souhaitait que « le versement du RMI soit soumis à la participation à une activité sociale, associative ou humanitaire ».
 
Inimaginables il y a encore quelques mois, les ressemblances des programmes sarkozyste et villiériste sur le sujet européen n'ont plus rien d'étonnant depuis le virage protectionniste de Sarkozy. Le candidat UMP « exige la réciprocité dans les échanges commerciaux entre l'Europe et le reste du monde ». S'il ne précise pas comment, chacun pourrait imaginer qu'il envisage, comme De Villiers en son temps, « l'instauration de tarifs douaniers aux frontières de l'Europe ». En réalité, l'idée de réciprocité ne fait que devancer un projet de rapport et de directive à l'étude à Bruxelles.
 
Enfin, sur des sujets régaliens comme l'immigration et la justice, Nicolas Sarkozy rejoint – doucement – l'ex-candidat de 2007. Tandis que le leader du MPF exigeait l'abrogation pleine et totale du regroupement familial, Sarkozy, lui, veut le « conditionner à la connaissance préalable du français et des valeurs de la République ».

Dernière similitude, la justice des mineurs. De Villiers militait pour « la suppression de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants ». Le chef de l'Etat, moins audacieux, propose de « réformer en profondeur la justice des mineurs pour endiguer la montée de la délinquance des moins de 18 ans ». On serait tenté de lui rappeler que la délinquance des mineurs représente l'échec majeur de son quinquennat. Le locataire de l'Elysée a modifié 11 fois en cinq ans l'ordonnance de 1945. Sans doute aurait-il mieux fait de la supprimer carrément.
Parfois, l'audace a du bon. En concoctant son programme, Sarkozy semble l'avoir oublié.
http://www.marianne2.fr/Programme-quand-Sarkozy-plagie-Villiers_a216841.html
Par MPF Essonne
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 21:42

412525 Paris, le 21 février 2012

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mes chers collègues,

 

On pourrait à première vue se réjouir de voir apparaître dans le paysage européen, avec le Mécanisme de solidarité, un rééquilibrage institutionnel en faveur des procédures intergouvernementales, c'est-à-dire de la coopération entre démocraties nationales.

Le Mécanisme Européen de Solidarité est une structure intergouvernementale. La procédure communautarisée de la coopération renforcée, recommandée par le Parlement européen, a été écartée. Le MES n'est pas une union de transferts, comme le réclamaient certains Etats membres, favorables à un "grand bond fédéraliste".

Nous devons cependant constater que le régime juridique du M.E.S. fait le grand écart entre sa conception de principe, intergouvernementale, et certaines modalités de fonctionnement qui empruntent leurs traits au système communautaire. C'est comme si les Etats membres n'avaient pas osé aller jusqu'au bout de leur volonté d'émancipation.

Toutefois, lorsqu'ils ont donné un mandat à la Commission, les Etats ont veillé à ce que celle-ci reste dans un rôle subordonné, n'ait pas à la place des Etats le pouvoir d'initiative et joue le rôle d'un secrétariat administratif au service du Conseil des gouverneurs.

Trois dispositions apparaissent cependant particulièrement préoccupantes.

1- La première est la possibilité donnée à un membre du M.E.S. de faire appel de la décision du Conseil des gouverneurs devant la Cour de justice de l'Union. Or, on connaît l'âpre vigilance avec laquelle les institutions supranationales veillent sur leurs compétences et cherchent sans cesse à les accroître en s'efforçant de neutraliser l'inspiration intergouvernementale, lorsqu'elle est présente, pour imposer le communautarisme des procédures.

2- La seconde disposition introduit curieusement une certaine mondialisation des pouvoirs au sein du M.E.S., avec un rôle particulièrement important donné au F.M.I., investi de véritables pouvoirs de co-décision. Le F.M.I., organisme non européen, se voit ainsi placé au premier plan de la procédure du M.E.S.

3- La troisième disposition est une disposition qui n'existe pas et qui devrait  exister. Elle met en relief le caractère anti-démocratique des procédures du M.E.S., qui ne comportent aucune consultation des parlements nationaux, alors que les questions financières et budgétaires sont, par excellence, de leur compétence et alors même que le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe a renforcé, en septembre dernier, le droit de regard des députés du Bundestag sur le fonctionnement du mécanisme européen de stabilité financière auquel le M.E.S. va se substituer.

Au-delà de ces dispositions inquiétantes, on est amené à s'interroger sur la cohérence d'ensemble du double traité.

Une contradiction manifeste apparaît entre la volonté de créer, avec le M.E.S., une institution inter-gouvernementale et la volonté de renforcer fortement, avec le T.S.C.G., l'intégration communautaire, même si nous avons échappé, pour le moment, au pire, c'est-à-dire à la demande allemande de judiciariser la gestion des budgets nationaux en les plaçant sous le contrôle de la Cour de justice.

Enfin, et c'est la question fondamentale que nous devons nous poser, le M.E.S. permettra-t-il réellement de faire face à la crise qui ébranle la zone euro ?

On peut fortement en douter, dans la mesure où il ne s'attaque pas à la cause principale de l'endettement. Cette cause, c'est l'ouverture dérégulée appliquée sans corrections à des zones régies par des règles totalement différentes, véritable perversion du libre échange. Plutôt que de corriger ces effets pervers, les dirigeants européens ont préféré injecter massivement des liquidités censées relancer l'économie et qui, en réalité, n'ont fait que provoquer un surendettement général, des ménages comme des Etats.

Cette ouverture dérégulée joue le rôle d'un "choc extérieur asymétrique", qui accroît les divergences entre Etats membres de la zone euro.

Le traité de Maastricht n'ayant pas prévu pas prévu de système de transferts massifs, ni discipline de fer au niveau européen, ce qui aurait permis de maintenir un semblant d'unité, les gouvernements sont réduits à bricoler dans l'urgence des instruments de secours. Tel est le cas du fonds européen de stabilité financière dont le montant est perpétuel réajustement. Tel sera le cas du MES, dont on ne sait à quelle hauteur il sera capable, s'il peut l'être, de faire face à l'addition des pays défaillants. 500 milliards ? 1.000 milliards ? Davantage encore ?

En réalité, ces instruments n'apparaissent pas adaptés à la nature véritable de la crise, qui n'est pas due fondamentalement à de mauvaises gestions passagères ou à des initiatives de spéculateurs, mais à la dislocation de nos économies par l'ouverture dérégulée qui, à son tour, disloque la monnaie unique.

C'est donc en vain et sans fin que les pays qui sont encore vaillants prêteront à travers un M.E.S. qui risque de n'être jamais suffisant aux Etats en grave difficulté, dont la situation ne pourra qu'empirer, si la seule politique qui leur est imposée, la réduction comptable de leurs déficits, les condamne à l'asphyxie.

La priorité des priorités pour l’Europe devrait donc être de proposer une nouvelle régulation mondiale pour que le développement des uns ne se fasse pas au détriment des autres.

Par MPF Essonne
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 22:46

 

Le MPF invite tous ses adhérents et sympathisants à participer

à la Marche pour la Vie qui se déroulera à Paris le Dimanche 22 janvier.

Rendez-vous à 14h30 place de la République.

Nous nous retrouverons à l'angle de la rue du Temple.

Par MPF Essonne
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 18:17

Monnaie. L'euro a dix ans. 

 

le jeudi, 05/01/2012

 

Le XXIe siècle commençant ne se caractérise pas, comme certains l’avaient imprudemment prédit, par “la fin de l’histoire”. Au contraire, il est traversé de grandes évolutions qui devraient pleinement nous mobiliser : l’essor de l’Asie et l’apparition de nouvelles grandes puissances ; l’onde de choc qui traverse les pays arabes ; le grand défi environnemental…

 

Mais face à ce champ largement ouvert, l’essentiel de notre énergie et de nos moyens se trouve absorbé par un problème interne, artificiel et lancinant. Un problème que les dirigeants européens ont créé de toutes pièces, qui nous ronge et affaiblit nos capacités d’influence et d’intervention : “il faut sauver l’euro à tout prix”. Cette obsession nous amène à nous recroqueviller sur nous-mêmes. Le temps n’est-il pas enfin venu de tenir compte des mises en garde que nous formulions déjà il y a près de quinze ans ?

 

La génération actuelle des dirigeants européens a établi le double dogme de la monnaie unique européenne et du “libre-échangisme mondial” à l’origine de la crise. Mais devant la contradiction des faits, elle est incapable de se désavouer. Placés aujourd’hui face aux dégâts produits par la politique qu’ils ont mise sur les rails, avec les traités de Maastricht et de Marrakech, ces dirigeants sont aujourd’hui forcés d’en dénoncer les conséquences, mais en se gardant bien d’en désigner les causes réelles, parce qu’elles engagent lourdement leurs propres responsabilités.

 

Refusant de voir le vice constitutif de la monnaie unique et du libre-échangisme, feignant de croire que la crise de l’endettement résulte exclusivement de politiques budgétaires laxistes, ils nous précipitent dans une course folle et sans issue vers des remèdes illusoires : un fédéralisme budgétaire piétinant le coeur de la souveraineté ; une Banque centrale européenne qui devrait se gorger de créances douteuses ; un Fonds de soutien européen incapable de faire face à l’addition des pays défaillants ; un endettement européen – les eurobonds – qu’il faudrait ajouter à l’endettement national ; une rigueur sans croissance qui creuse les déficits en prétendant les combler. Tout, pourvu que l’on ne touche pas au dogme.

 

Notre malheur vient sans doute du fait que c’est la même génération de dirigeants qui a lancé il y a dix ans l’euro dans l’euphorie et qui en subit aujourd’hui la crise existentielle. Une autre génération aurait sans doute pu se dégager plus facilement du dogme. La génération des dirigeants actuels semble vouloir tout faire pour prolonger une euroagonie qui risque de coûter très cher aux Européens et de restreindre considérablement notre liberté d’action.

 

Nous pourrions encore redresser la barre en lançant une négociation pour une nouvelle organisation mondiale du commerce qui accepterait la régulation des échanges inéquitables et en inventant une union monétaire européenne plus flexible qui tolérerait que les pays en difficulté puissent se mettre en congé de la monnaie unique. Mais qui aura le courage d’engager ce combat ?

 

Philippe de VIilliers (député européen),  

Dominique Souchet (député),  

Georges Berthu (ancien député européen).


Photo © SIPA

http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/euro-nous-avions-raison20120105.html

Par MPF Essonne
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